L’UNION (SOVIÉTIQUE) EUROPÉENNE S’ATTAQUE À BRUNO GOLLNISCH

Dans un communiqué du 8 octobre 2008, le groupe FN au Conseil Régional Rhône-Alpes a pris position de manière critique au sujet de l’Islam, conformément à la mission que ses électeurs lui avaient confié. Cette prise de position démocratique a cependant gêné les organisations prétendues « antiracistes » qui ont immédiatement porté plainte contre le groupe FN pour « incitation à la haine raciale » (alors que l’Islam n’est pas une race !). Au même moment, l’un des plaignants (« SOS Racisme ») s’était pourtant attaqué lui aussi sur son blog Internet de façon beaucoup plus virulente à une religion en critiquant Benoît XVI et le Vatican…

Depuis cette plainte, Bruno Gollnisch a été plusieurs fois convoqué en tant que président du groupe régional FN par le juge lyonnais Frédéric Campi. N’ayant pas honoré ces convocations en vertu de la liberté d’expression et de son immunité parlementaire, le juge Campi n’avait pourtant pas hésité à violer les lois en vigueur pour essayer de l’arrêter le 4 juin 2010 à Charbonnières-les-Bains/Rhône (alors que Bruno Gollnisch se trouvait à Bruxelles). Après avoir été sévèrement rappelé à l’ordre, M. Campi a finalement lancé une procédure pour déchoir Bruno Gollnisch de son immunité parlementaire européenne. Cette immunité vient d’être levée ce mardi 10 mai. Voici le communiqué de Bruno Gollnisch à ce sujet, publié le même jour :

Sur la levée de son immunité parlementaire

Une fois de plus, comme il était d’ailleurs prévisible, les majorités automatiques du Parlement Européen, avec l’instinct grégaire et la tartufferie qu’on leur connaît, ont levé mon immunité sous le prétexte imbécile et hypocrite que le communiqué du groupe que je préside au Conseil Régional Rhône-Alpes n’avait pas été rédigé dans le cadre de mes activités parlementaires.

  • Prétexte imbécile, parce que, si ce texte avait été pris dans le cadre de mes activités parlementaires, il eût été absolument insusceptible de poursuites, quelles qu’elles soient. Par définition, l’immunité concerne les actes autres que l’activité parlementaire, qui bénéficie d’une inviolabilité absolue.
  • Prétexte hypocrite, parce que l’immunité, dont la seule finalité légitime est la protection de la liberté d’expression des députés, à quelque bord qu’ils appartiennent, est détournée de sa finalité : elle est accordée aux élus des grands groupes, vraie gauche et fausse droite copains comme cochons, même quand ils ont tapé dans la caisse, fraudé le fisc, commis des crimes ou délits de droit commun ; elle est refusée à ceux de la véritable opposition, même quand ils n’ont commis aucune faute et que la persécution politique à leur encontre est évidente.

Pourquoi, sachant cela, ai-je persisté à l’invoquer ? Parce que je veux obliger mes adversaires à se déshonorer, comme ils l’ont déjà fait dans le passé, et à révéler la nature fondamentalement oppressive du troupeau « politiquement correct » qui prétend donner des leçons de « droits de l’homme » au monde entier, et qui est parfaitement incapable de respecter ceux de son opposition.

J’ai déjà fait condamner cette partialité et ces méthodes indignes par la Cour de Justice Européenne. (Gollnisch c/ Parlement Européen, affaire T42/06, arrêt du 19 mars 2010. Voir sur le site de la Cour, notamment le paragraphe 108). (1)

Je recommencerai.

S’il y a un procès à Lyon, j’en ferai le procès de nos persécuteurs, et en particulier celui de la LICRA, organisation stipendiée aux pouvoirs exorbitants, qui, sous prétexte de lutter contre le prétendu racisme, s’arroge le droit de persécuter les patriotes qui luttent pour que les Français demeurent maîtres chez eux.

(1) § 108 : Dès lors que, pour les raisons indiquées au point 94 ci-dessus, l’article 10, premier alinéa, sous a), du protocole, qui a pour objet – combiné aux dispositions de droit national auxquelles il renvoie – d’établir le régime des immunités dont jouissent les membres du Parlement sur leur territoire national pendant les sessions du Parlement, crée un droit subjectif au profit des personnes visées et qu’il constitue, par conséquent, une règle de droit ayant pour objet de conférer des droits aux membres du Parlement qui en bénéficient, il s’ensuit que, en s’abstenant de se prononcer sur la base de l’article 10, premier alinéa, sous a), du protocole, le Parlement a violé de manière suffisamment caractérisée une règle de droit ayant pour objet de conférer des droits aux particuliers.