Le Front national solidaire du peuple français

Face à la crise et dans un élan de solidarité nationale, l’ensemble des élus du Front National ont demandé aux Présidents de Régions la réduction de 10% de l’indemnité mensuelle des élus régionaux.

Ainsi, les 17 conseillers régionaux FN et Apparentés de la Région Rhône-Alpes ont déposé un amendement lors de la session du Conseil Régional les 14, 15 et 16 décembre 2011 tendant à réduire de 10 % l’indemnité mensuelle de l’ensemble des conseillers régionaux. Cette réduction aurait ainsi permis une économie de 900.000 € sur le budget 2012, économie affectée, selon l’amendement, au remboursement de la dette.

L’amendement a été rejeté car, malgré le vote du FN et Apparentés et de l’Union des Droites et du Centre (UDC), l’ensemble des groupes de gauche s’y sont opposés : Parti socialiste, Ecologistes et Apparentés (PSEA), Europe Ecologie Les Verts (EELV), Front de Gauche (FdG), Parti Radical de Gauche (PRG).

Ah, ces grands donneurs de leçons de la gauche version XXIème siècle  ! Lorsqu’il s’agit de mettre la main au porte-monnaie … Alors, certains diront « Oui mais l’indemnité des conseillers régionaux n’est pas élevée ». C’est vrai comparativement aux indemnités d’autres élus. De 1 521 à 2 661 € bruts par mois en fonction du nombre d’habitants dans la région. Mais il ne s’agit pas non plus d’un emploi à plein temps et nombre de conseillers régionaux cumulent cette fonction avec un autre mandat. En outre, quelque soit l’importance de cette diminution pour les élus, la situation de détresse vécu par un nombre croissant de nos concitoyens exige des élus régionaux un réel effort de solidarité et d’exemplarité.

D’autres diront que cet amendement était facile à présenter car voué à l’échec,  les conseillers FN étant minoritaires. Or, nous louons ici le vote de ralliement de l’UDC, l’Union des Droites et du Centre et ne pouvont que regretter qu’elle n’ait pas fait preuve du même courage politique lors du vote de la réduction de l’indemnité des députés en novembre dernier à l’Assemblée Nationale. Il ne manquait donc que le vote de la gauche et son refus généralisé n’était absolument pas prévisible, si l’on respecte l’esprit même de la gauche.

Ce procès d’intention à l’égard du FN de la part des partis de gauche est mal à propos dans la mesure où ce sont ces mêmes partis de gauche qui freinent la représentation du FN aux instances représentatives. En raison des modes électoraux peu démocratiques en France où seules les élections régionales et européennes se font à la proportionnelle, les élus FN, quoique représentant aujourd’hui 20 % des intentions de vote des français, ne peuvent les représenter qu’au sein des Conseils régionaux et au Parlement Européen. Le FN est donc contraint de n’agir que là où il a un minimum de pouvoir.

Les Français exigent le retour à une noble politique. Rappelons-nous les paroles de Confucius, sage chinois 500 avant JC « si le prince n’est pas lui-même vertueux (…) le peuple ne le suivra pas » . Marine Le Pen s’engage à réduire les indemnités de tous les élus de la république française, dans un souci d’exemplarité et au-delà du débat du bien-fondé ou non du montant de ces indemnités. Il suffirait pour cela que le Front National ait la majorité aux différents niveaux des instances nationales.

Article rédigé par Muriel COATIVY
Secrétaire départemental adjointe
Responsable de la XIIème circonscription du Rhône