« Nous vivons probablement l’époque la moins dangereuse de notre histoire »

Ainsi titrait la rubrique du Progrès « RENCONTRE AVEC » Laurent Mucchielli, sociologue, le 10 décembre 2011. Selon M. Mucchielli, pour lequel le Progrès consacre une demi-page, il existe « un décalage énorme entre le discours sur la violence omniprésente et la réalité telle qu’on peut l’objectiver d’un point de vue scientifique ». Les facteurs explicatifs du sentiment d’insécurité « ne sont pas l’expérience réelle de la victimation ».  Ah ??? Et de conclure « Un tel discours oriente les peurs. C’est devenu une rente politique qui entretient le feu à des fins électoralistes ».

C’est pourquoi le Front national ne peut, sans être accusé de sortir du bois « tels des vampires attirés par le sang » selon une expression de M. Rivet Paturel, journaliste au Progrès, commenter les drames de la société qui se jouent chaque semaine dans les colonnes de la presse.

Ainsi, ce lundi 30 janvier, apprend-on dans la même page de « faits divers » du Progrès ce week-end l’agression de deux hommes sur le pont Maréchal Juin, une « scène qui fait irrésistiblement penser à Orange mécanique pour sa violence sans limite » et le viol d’une jeune fille de 16 ans en pleine après-midi au centre commercial de la Part-Dieu par 3 agresseurs de 15 à 17 ans. Aujourd’hui la violence n’a plus de limites, la vie n’a plus de prix, les agressions n’ont plus de motifs. La douleur se mesure en ITT, la culpabilité en difficulté d’insertion sociale ou en exception de minorité. Et on feuillette la presse dans l’angoisse d’y voir le nom d’un proche, en silence, de peur qu’on nous accuse d’être négatif, pessimiste sinon raciste ou xénophobe. Il nous faut apprendre à souffrir en silence, à mourir en braves petits français même si N. Sarkozy nous a prévenu « mourir, c’est pas facile ».

Parce qu’il ne faut pas écouter le Front national qui surfe sur le sentiment d’insécurité inexpliqué des français, qui annonce + 45% de violences contre les personnes entre 2002 et 2011 et qui propose des solutions jugées irréalisables, non ILS nous l’ont dit, il faut le croire, tout le reste n’est que vue de l’esprit  : « nous vivons probablement l’époque la moins dangereuse de notre histoire » !!!

Article rédigé par Muriel COATIVY
Secrétaire départemental adjointe
Responsable de la XIIème circonscription du Rhône