Il ébouillante sa soeur pour la punir

Ce WE, à Vaulx-en-Velin, une jeune fille de 20 ans a été aspergée avec de l’eau bouillante par son frère de 23 ans alors qu’elle dormait tranquillement. Il voulait la punir d’être rentrée trop tard le samedi soir d’une sortie entre amies.

Le Progrès de ce jour nous apprend que, brûlée au 2ème degré sur le corps, ayant subi une ITT de 15 jours, elle ne devrait pas conserver de graves séquelles physiques. Le frère quant à lui a été présenté au parquet.

Dans le cadre de cette semaine de la femme et de la mise en avant des violences conjugales et intra-familiales, l’actualité hélas ne manque pas de nous donner des exemples concrets. Et toujours le même scénario : la souffrance mesurée en ITT n’a laissée aucune séquelle physique grave et le « fauteur » a été présenté au Parquet … Tout va bien dans le meilleur des mondes !  Et ensuite ???

On voudrait écrire la suite. Devant cet acte inqualifiable de barbarie, dans une volonté politique de tous bords de lutter efficacement contre les discriminations et violences faites aux femmes et pour que ce délit « criminel » ne fasse pas jurisprudence en servant d’exemple pour les autres jeunes filles du quartier qui auraient les mêmes velléités de liberté, le parquet appliquera la tolérance zéro pour ces grands frères qui sèment la terreur dans les quartiers dits difficiles et choisira de poursuivre pour la peine maximale à savoir 5 ans de prison ferme (et non 3 comme annoncé dans le Progrès car l’ITT est supérieure à 8 jours et la violence a eu lieu entre personnes de la même famille – art 222-12 du code pénal). Cinq ans de prison pour un lâche qui verse sciemment de l’eau bouillante sur sa petite soeur endormie et ce, sans raison, ou plutôt si, une raison complètement contraire à nos valeurs républicaines. Qui pourra trouver des excuses atténuantes à un tel individu ?

Quand un pays protège un imam qui appelle à fouetter à mort les femmes adultères *, on peut imaginer que ce même pays va aussi protéger un grand frère qui apprend les règles de vie à sa soeur et du même coup à toutes les jeunes filles du quartier.

* L‘imam Mohammed Hammami, imam tunisien de 76 ans, en France depuis 50 ans et prêchant dans une Mosquée parisienne depuis de nombreuses années a fait l’objet, en janvier 2012, d’une procédure d’expulsion à l’initiative de Monsieur Claude Guéant. Ce religieux est en effet accusé par les pouvoirs publics d’avoir, entre autres, appelé à « fouetter à mort » les femmes adultères. Mais la commission d’expulsion a été reportée à une date indéterminée parce que, officiellement, M. Mammami a sollicité tardivement l’aide juridictionnelle et il a été hospitalisé. En effet « compte-tenu des accusations du ministère, cela lui a causé un choc psychologique et physique », dixit son avocat. En outre, pour le responsable de la Mosquée, les propos ont été déformés « Le cheikh a parlé des relations entre les époux : quand le mari dit non, la femme doit dire non. Quand le mari dit oui, la femme doit dire oui. Bien sûr, si la femme n’est pas d’accord, elle peut discuter mais le mari a finalement raison. » Ah !!!  Nous voilà rassuré(e)s. Sûr que M. Hammami va rester surement encore de nombreuses années parmi nous et que, grâce à son approche ultra-orthodoxe de l’islam, il va contribuer à une nette avancée de la thématique sur l’égalité homme-femme. Merci qui ?

Article rédigé par Muriel COATIVY
Secrétaire départemental adjointe
Responsable de la XIIème circonscription du Rhône