Ecoutez la différence: un Front National ancré dans le réel

“…”  Extrait de l’article de Bruno GOLLNISCH

« Comprendre le monde dans le but de le transformer par une action efficace… », c’est ce à quoi s’applique le Front National en apportant des réponses aux maux actuels, réponses qui ne doivent rien à la démagogie ou à la négation du réel qui conditionnent trop souvent les programmes et les actions de nos adversaires politiques.

Les Français auront l’occasion d’en juger concrètement s’ils accordent leur confiance aux listes municipales présentées par le FN en 2014. Un premier sondage CSA pour BFMTV et Le Figaro sur cette élection vient de paraître. Il indique que 62% des Français affirment qu’ils se décideront en fonction de considérations « purement locales » (ils sont 50% à le dire chez les électeurs lepénistes), mais enregistre aussi la permanence du clivage droite gauche dans les priorités qui sont celles des électeurs.

Alors que l’immigration est citée par 16% des sondés, toutes tendances politiques confondues, la pression fiscale apparaît ainsi comme la priorité des sympathisants Front National qui citent à 63% comme préoccupation première le montant des « impôts locaux », contre 49% de ceux de l’UMP et 43% des électeurs de gauche. Mais sympathisants de l’opposition nationale et de l’UMP font surtout nettement de la lutte contre la délinquance une priorité, là ou les sympathisants de gauche privilégient la circulation, le stationnement et l’accès au logement.

A plus d’un an des élections, 22% des sondés n’ont pas exprimé de tendance. 42% ont l’intention de soutenir la gauche parlementaire, soit le PS (27%), Europe-Ecologie-Les-Verts (6%) et le Front de Gauche (9%). L’association de l’UMP, de l’UDI, du Nouveau Centre et des courants divers droite comptabilisent 38% d’intentions de vote, loin de la vague bleue espérée par Jean-François Copé…. Le Front National percerait de manière significative avec 12% des sondages.

Le Figaro en tire la conclusion que cette enquête « montre que la dynamique enclenchée par le parti de Marine Le Pen n’est pas près de se résorber. L’ancrage local pourrait être réel en 2014. » Nous y travaillons.