Mais quelle malédiction frappe les camps de Roms ?

Vendredi 22 mars 2013, un nouvel incendie dévastait le camp de Roms de Saint-Fons, un brasero ayant pris accidentellement feu. Ceux-ci, venant de Roumanie ou d’ex-Yougoslavie, étaient sur le camp depuis mai 2012 et devaient être expulsés sous peu. Le mauvais sort s’acharnerait donc sur eux ? Heureusement, les TCL, la Croix-Rouge, plusieurs personnes du mouvement humanitaire sans oublier la mairie de Saint-Fons se sont relayés autour d’eux pour les reloger dans l’urgence et trouver ainsi une solution pérenne dans les jours à venir.

Cet incident s’inscrit dans une liste de plus en plus longue d’incendies qui frappent les camps Roms partout en France. Et si en fait il ne s’agissait pas vraiment d’une malédiction ?

Marine Le Pen a aujourd’hui assuré sur France Inter qu’en matière de santé et de logement, il valait “parfois mieux être clandestin que français”, ciblant les Roms qu’elle accuse de brûler leurs bidonvilles pour être relogés par les pouvoirs publics.

“L’arrivée de la Roumanie et de la Bulgarie comme membres de plein droit de l’UE va évidemment comporter le risque majeur de la multiplication d’une immigration de la part des Roms” qui viennent pour “un système de protection sociale extrêmement attractif”. “En matière de logement aussi, les Roms ont bien compris le principe” (…) “Ils s’installent, ils montent un bidonville, ils brûlent le bidonville et les pouvoirs publics arrivent en se précipitant pour les reloger en urgence dans les logements sociaux qui normalement devraient être réservés aux Français”.

Qu’on se rassure. A Saint-Fons, l’enquête a confirmé que l’incendie était bien accidentel. Mais pour combien de temps les habitations des 170 personnes restantes seront-elles sauvegardées de la malédiction du feu ?

Découvrez le nouveau tract du Front National : « Campements de Roms, ça suffit ! »