Décentralisation : finances et gouvernance

Intervention de Charles Perrot  au Conseil régional – 29 mars 2013

M. le Président,

De deux choses l’une :

1/ Soit l’on approuve politiquement le fait de la décentralisation tel qu’opéré depuis les lois Defferre de 1982, avec ses 31 années d’ancienneté et de gouvernance alternative des Régions, par la pseudo Droite et la vraie Gauche ;

2/ Soit l’on désapprouve politiquement le fait de cette décentralisation, en en dénonçant les turpitudes.

Et c’est bien tout l’honneur du Front National que de l’avoir fait dès l’origine, depuis le texte fondateur de 1982 : nous n’avons eu de cesse, depuis que nous siégeons dans les Régions, de dire tout le mal que nous pensons de cette décentralisation ; et je crois nécessaire de rappeler succinctement pourquoi : et je vais mettre le doigt sur vos turpitudes.

Les Régions ont été conçues, premièrement, comme des instruments politiques devant concourir progressivement –mais subrepticement- -année après année- à l’effacement et à l’éclatement de la Nation. Les socialistes, promoteurs zélés à l’origine de cette politique de décentralisation, sont bien les dynamiteurs de de la Nation et de l’État Nation. Et ceux qui se réclament faussement de la Droite ont fait – et continué – exactement la même politique.

Qui ne le voit aujourd’hui ?

Les Régions sont, deuxièmement, les vecteurs puissants du fédéralisme européen à vocation mondialiste. Les Régions sont les outils de votre construction idéologique à marche forcée ; et ce faisant, vous appliquez ainsi à la lettre les deux phases chronologiques, les deux termes, de la formule « Solve et Coagula »…
Dissoudre et coaguler,
Détruire et reconstruire,

« Solve et Coagula », cette maxime chère aux alchimistes, et qui fait également florès dans vos loges obscures.

Dans ce contexte, que l’on ne compte pas sur le Front National pour disserter sur les ressources, les finances et la gouvernance des futures régions, esquissées par ce projet, fut-il « ringard et sans vision ».

Quittant l’obscurité fraternelle de vos « planches », vous souhaitez, M. le Président, pour financer vos travaux pratiques, de nouvelles ressources, dont vous nous dites qu’elles sont « indispensables pour les compétences générales de la Région ». Et de nous ressortir le mistigri de parvenir à « l’objectif constitutionnellement reconnu de 50 % d’autonomie fiscale »…
C’est-à-dire INEXORABLEMENT d’accroître l’impôt !

Le hasard qui quelquefois fait bien les choses, pourtant vient de nous rappeler hier, (journaux : Le Figaro, Le Monde) que la chute observée, historique, du pouvoir d’Achat des Français est liée à la forte hausse des impôts. Là est le vrai divorce entre vous et l’opinion publique, très majoritairement acquise désormais à cette réalité :

La pression fiscale exercée à l’encontre du contribuable augmente sans cesse, et les bénéfices qu’il tire de ses impôts diminuent.

Le voilà aussi le résultat de 31 années de décentralisation !

Alors stop ou encore M. le Président ?!! Encore bien sûr ! Car vous ne savez rien faire d’autre, car vous êtes incapable d’imaginer quoi que ce soit d’autre, je vous prédis, à vous socialistes, comme à vos supplétifs dits de Droite, l’explosion en plein vol, lors des futurs printemps de la France, les printemps 2014 et 2015.

Je vous remercie.

Source : www.fnra.fr