Lettre ouverte à Denis Broliquier, maire du 2ème arrondissement de Lyon

Christophe-BoudotMonsieur le Maire,

Vous avez récemment pris l’initiative de lancer une pétition citoyenne, dans le but d’interpeller les pouvoirs publics, et notamment le Ministre de l’Intérieur, sur la situation d’un camp sauvage de populations en provenance d’Albanie, situé sous le pont Kitchener à Perrache, dans l’arrondissement où vous êtes maire.

Après avoir récolté des aveux d’impuissance du Maire de la ville et du Préfet, vous vous tournez désormais vers l’Etat, dans l’espoir que vos requêtes aboutissent enfin. Sachez que, comme vous, je souhaite le démantèlement de ce camp illégal qui génère des nuisances considérables pour les riverains, comme vous le soulignez dans votre lettre ouverte, notamment en terme de salubrité et de sécurité. Plus généralement, je me suis toujours montré favorable au démantèlement de tous les types de camps sauvages, ainsi qu’à l’expulsion de ces populations, souvent en situation illégale, vers leur pays d’origine.

Tout comme vous, je constate avec stupéfaction et consternation que nos administrations, et ceux qui les dirigent, font le choix de laisser une telle gabegie se dérouler depuis des mois, en plein cœur de notre ville, à la vue et au su de tous. Le précédent cas de populations Roms, installées en 2010 au cœur de la Part-Dieu, Rue Paul Bert, a déjà visiblement disparu des mémoires – sauf de celles des riverains ! – et n’a pas servi de leçon !

Vous n’êtes pas sans ignorer que cette situation n’est que le résultat d’un laxisme d’Etat, combiné à l’idéologie de ces trente dernières années qui a érigé en dogme la nécessité d’abattre les frontières, considérées comme le vestige d’un vieux monde dont il fallait faire table-rase. Aussi, cette situation n’est-elle qu’un épiphénomène au vu des vagues migratoires qui se succèdent année après année dans notre pays. Un épiphénomène qui deviendra extrêmement récurrent à compter du 1er janvier prochain, où la Roumanie et la Bulgarie entreront officiellement dans l’espace Schengen.

Monsieur le Maire, je crois bien volontiers en votre sincérité de vouloir résoudre cette situation qui dure depuis trop longtemps et nuit à vos administrés. Je vous prie de bien vouloir croire en la mienne lorsque je vous propose de vous joindre à nous dans le combat que nous menons depuis plusieurs années, dans la nécessité de porter un coup d’arrêt à un système qui marche sur la tête et conduit immanquablement à la multiplication des situations de ce type.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire, l’expression de mes salutations distinguées.

Christophe Boudot, candidat à la mairie de Lyon pour les municipales 2014

Source : http://lyonbleumarine2014.fr