Communiqué de presse de Yves CRUBELLIER – SAINT GENIS BLEU MARINE

YCrubellierMesdames, Messieurs
Cher(e)s ami(e)s,
J’étais déjà très fier de notre liste lorsque je l’ai déposée en préfecture.
Bien équilibrée de par sa diversité de personnes de tous les milieux, disséminée aux 4 coins de la commune, des colistiers de tout âge, du plus jeune, 18 ans jusqu’à 100 ans.
C’est d’ailleurs grâce à notre doyenne que notre liste a fait, ce mercredi 19 février, la une du Progrès, avec un grand article, très élogieux.
Depuis, le monde journalistique s’intéresse beaucoup à la liste Saint Genis Bleu Marine. Nous avons de ce fait, droit à de nombreux articles. Nous formons une super belle équipe et nous sommes capables de remporter la mairie, à tout le moins, de rentrer nombreux au conseil municipal.
Je vous remercie tous pour votre implication et votre motivation et je compte sur votre présence à notre réunion publique du mercredi 26 février à 20 h à la salle Saliste.

Yves CRUBELLIER

 Article du Progrès -édition du 19 février 2014

À 100 ans, Henriette est candidate aux municipales à Saint-Genis Laval

Portrait. Henriette Frantz aura 101 ans trois mois après les élections. Elle se présente pour la seconde fois consécutive sur la liste du FN. A l’avant- dernière place. Portrait d’une mamie réactionnaire et qui ne s’en cache pas.

centenaire

Photo Richard Mouillaud

C’est une dame aux chats. Ne dites pas qu’elle est âgée, cela froisserait sa coquetterie, parfaitement assumée à cent ans et quelques mois.

Dans son appartement de Saint-Genis-Laval, Henriette Frantz, née Chabanon à Lyon, à la Charité, en août 1913, vit entourée de chats : un vivant (elle en eut jusqu’à quatre), Bianca-Loulette, et une foultitude de représentations : en verre, en bois, en porcelaine…

« J’ai toujours été de droite, très à droite »

Ancienne institutrice et directrice d’école dans cette ville qu’elle a vu grandir au fil des décennies, elle est probablement aujourd’hui la doyenne française des candidates aux élections municipales. Trente-quatrième sur les trente-cinq de la liste Rassemblement Bleu Marine conduite par Yves Crubelier. Pas la moindre chance d’être élue. Ce qui tombe bien, « je n’ai aucune ambition politique », glisse en souriant cette arrière-grand-mère. Dommage car elle habite à un jet de pierre de l’Hôtel de ville. Que ceux qui penseraient que certains ont profité de son âge pour lui forcer la main se détrompent : elle est candidate en toute conscience : « J’ai toujours été de droite, très à droite, je n’ai jamais voté rose. Il y a longtemps que j’apprécie les idées du FN ». Elle n’en est pas membre – « je n’ai jamais adhéré à un parti » – et ne se « considère pas extrémiste ».

Son grand homme politique c’est Jean-Marie Le Pen : « Il a dit des bêtises mais c’est quelqu’un de vraiment bien ». Elle regrette de ne l’avoir jamais vu en meeting et qu’il se soit retiré. « Marine est pas mal mais je préférais quand même son père ». Assez normal pour quelqu’un qui pense que « la politique devrait être faite par des hommes ». On l’aura compris, Henriette Frantz a la nostalgie absolue d’une autre époque, à jamais révolue et qu’elle idéalise. Celle où « l’on savait ce qu’était l’ordre », celle où « les enfants étaient polis et respectueux », celle « où les chanteurs savaient chanter ». Comme Luis Mariano dont elle connaît tout le répertoire. « La vie est moche aujourd’hui, il n’y a plus de chanteur, il n’y a plus rien qui tourne, il n’y a plus que Paul Bocuse », assène-t-elle, définitive.

Très naturellement, dans la même lignée elle confie son « inquiétude pour l’avenir, : « il y aura une révolution dans quelques années car il y a trop de désordre, plus de moral, plus de rien ». Le summum, à ses yeux, c’est le mariage pour tous : « Cela me met dans tous mes états », confie cette vieille dame qui suit l’actualité à la radio ne pouvant plus lire ni regarder la télévision depuis de nombreuses années ».

Lorsque l’on semble envahie par une sorte de nihilisme de droite pourquoi, alors, se présenter aux municipales ? : « Je ne suis pas politisée, mais la mairie c’est très important. Aux municipales, on a son petit mot à dire, c’est la vie quotidienne ». Déjà en 2008, Henriette Frantz avait tenu à figurer sur la liste FN. Elle ne trouve pas cela contradictoire avec son culte pour Charles de Gaulle, « une figure comme il n’y en aura plus, un homme magnifique et droit ». Que Jean-Marie Le Pen exécrait, lui glisse-t-on : « Je sais prendre la bonne part de chacun », répond-elle un peu énigmatique. Le général, elle l’a vu une fois « en 1958 lorsqu’il est revenu, j’étais à Paris avec mon mari. C’était un bouillonnement ».

Si elle a toute sa tête, Henriette Frantz reconnaît toutefois qu’elle se mélange un peu dans les dates. Mais globalement ses souvenirs, ses sensations, ses croyances restent intactes. De son métier d’institutrice – exercé jusqu’à la fin des années soixante – elle n’a conservé que du bonheur, de sa vie à Saint-Genis-Laval – de 1936 à nos jours – également. Sans parler de son mari – disparu il y a plus de vingt ans- qui fut comme elle instituteur puis directeur d’école et… conseiller municipal.

Toutefois, elle ne part donc pas sur ses dernières traces, se contentant d’assumer ce qu’elle estime être son devoir de citoyenne. D’une citoyenne née avant le premier conflit mondial. Un autre monde, une autre histoire. Les siens.

Michel Rivet-Paturel