En soutien à Paul Friere et à tous nos agriculteurs…

D.AlboutDe Daniel ALBOUT, Lyon 3ème arrondissement
L’heure n’est plus au dialogue improductif mais bien au bras de fer avec les idéologues qui ont érigé la concurrence déloyale en Europe comme une règle d’or de notre politique agricole.
Qui à part Marine pourrait bloquer temporairement les importations afin d’obtenir des négociations immédiates avec Bruxelles pour exiger le rétablissement de prix planchers garantis et la régulation de certaines productions comme le lait ?
L’exemple Suisse pour le lait est intéressant….. 23.500 producteurs pour environ 550.000 vaches qui donnent chaque année 3,47 millions de tonnes de lait. Pour préserver sa production, la Suisse accepte à peu près 15 % d’importation de lait par rapport à sa production annuelle, au-delà des droits de douanes prohibitifs s’abattent sur les volumes dépassant ce seuil.
Ainsi, la Suisse préserve sa production nationale. Il faut savoir que 10 % des députés sont exploitants agricoles, ceci explique peut être cela !
Il est grand temps pour Stéphane Le Foll de “renverser la table” plutôt que de mendier quelques subsides pour nos agriculteurs.
La situation de la viande est identique au lait. Nos éleveurs font face à la concurrence déloyale des producteurs allemands, espagnols ou polonais, qui pratiquent des politiques sociales et salariales pratiquement inexistantes, via l’emploi d’une main d’oeuvre de travailleurs détachés surexploités pour des salaires de misère.
L’agriculture française est en péril et avec elle, le savoir-faire de nos paysans, la richesse de nos paysages et la survie de notre tissu rural. Le modèle français fait de petites et moyennes exploitations familiales, gage de qualité, peut et doit être sauvé.
Ce que les Suisses font, nous pouvons le faire, nous devons le faire.
Il faut exiger une exception agricole sur le modèle de l’exception culturelle !
Daniel  ALBOUT