Le handicap ne doit pas être appréhendé sous un angle purement financier

handicap1Par Claude MAUCUIT, membre du pôle Santé et Handicap du FN69

Ancien administrateur d’une des principales associations pour le suivi et l’accueil de la personne en situation de handicap mental (60 établissements sur le Rhône-Alpes), je travaille actuellement, au sein de cette association, aux moyens à apporter pour que ces personnes acquièrent une accessibilité appropriée à la vie ordinaire.

J’ai parallèlement accepté de participer au suivi de la Personne en situation de handicap par l’intermédiaire du pôle “SANTE ET HANDICAP” constitué par le FRONT NATIONAL du Rhône.

Le programme élaboré par le Front National à l’occasion des présidentielles 2012 – handicap : un Etat au service de tous  me semble très cohérent, apportant à ces personnes en besoin de protection une réponse satisfaisante, à eux mais aussi à leur famille.

Notre équipe, sur la base de ces propositions, va dès lors s’attacher à répondre, sur notre département, aux problèmes constatés dans le respect des principes éthiques et médicaux indispensables pour une meilleure prise en charge à apporter à cette situation.

Il nous faudra appréhender les problématiques du handicap bien en amont de la naissance, lorsque l’annonce est faîte aux familles. Le soutien doit être à la fois psychologique, social et financier.   

Il nous faudra aussi répondre au manque d’établissements d’accueil des multiples troubles occasionnés par la maladie génétique ou pas. Aujourd’hui ces établissements existent mais en nombre insuffisant. On peut estimer à 14.000 au moins le nombre de personnes nécessitant un suivi dû à un handicap mental. Les budgets couvrent de moins en moins bien les besoins pour un bon développement des activités de soutien et d’éducation pour l’accessibilité au monde ordinaire. Ainsi, combien de familles comptent aujourd’hui sur un placement en Suisse ou en Belgique, et à quel prix !

Il nous faudra aussi penser à ces personnes qui, avec l’âge, nécessitent des maisons de retraite particulières avec un soutien psychologique et médical.

Au-delà d’un suivi de la conception à la mort de ces personnes fragiles, un effort particulier devra être mené sur la recherche pour éviter demain ces défaillances cérébrales occasionnées par la génétique bien-sûr, mais aussi par l’accident, par la maladie ou encore par la pollution.