Le Front national était à “ECOQUARTIERS DANS UNE VILLE ACCESSIBLE A TOUS”

Claude MAUCUIT, membre du pôle santé et handicap FN69

accessibiliteNous avons été missionné comme représentant du Pôle santé et handicap du Front National de Rhône Métropole pour participer au colloque du  12 mai 2016 à l’ENS de Lyon : “Comment prendre en compte la diversité des usagers dans l’aménagement urbain”. Voici nos impressions.

Notons d’abord que le “handicap de la personne” se présente sous différentes formes qui ne peuvent pas être traitées uniformément. A chaque handicap correspond une solution qui rende la ville accessible à son besoin spécifique. Les malvoyants  n’auront pas les mêmes besoins que les personnes âgées à mobilité réduite, ni que les personnes handicapées physiques se déplaçant en chariot, ni même que les personnes ayant un handicap mental.

J’avais comme objectif de constater la prise en compte de la personne handicapée dans ses déplacements pour une ville dite accessible à tous aujourd’hui, et dans le cadre du vivre ensemble. Voici les concepts avancés pour présenter le sujet du colloque:

  • Promouvoir un aménagement durable intégrant la diversité des usagers: un enjeu partagé par la démarche éco quartier et les politiques d’accessibilité.
  • Test dans des écoquartiers de Tours, de Nantes, de Mons-en-Barœuil, etc..
  • La prise en compte de l’accessibilité dans le projet urbain du quartier Confluence à Lyon.
  • Test d’un parcours à Grenoble, avec des commentaires sur un guide des espaces publics.
  • Visite de la Confluence (à laquelle je n’ai pas participé)

Il est ressorti  que des recherches de solutions étaient prises en compte dans les créations de ces écoquartiers qui étaient parfois réussies, même si quelques critiques ont émaillé les échanges avec la salle. Ainsi les personnes non voyantes ont du mal à  trouver leur chemin dans ces nouvelles rues ouvertes à toutes sortes de circulation et où il n’y a plus de trottoirs pour les guider. Les bandes de guidage bodo tactiles seraient trop peu nombreuses et sans uniformité  quand à  leur conception ; d’où des difficultés pour les comprendre.

Pour les personnes en chariot de gros progrès ont été faits mais il reste encore dans les villes des ressauts de plus de 2 cm et de gros pavés décoratifs. Voilà du travail  pour les commissions municipales afin de respecter les normes établies. Nos conseillers municipaux ne doivent pas ignorer ces difficultés encore rencontrées aujourd’hui (mais moins qu’hier).

Le mobilier urbain n’est pas toujours utilisable par des personnes en chariot (à Confluence)

Il faut revoir la signalétique des rues qui sont inexistantes à  certains carrefours où le nom des rues n’est plus mentionné sur les immeubles par certains constructeurs. Les  potelés comme toute autre borne de protection sont des obstacles dangereux pour les non-voyants. Et qu’est-il dit ou prévu pour les personnes porteuses d’un handicap mental : rien!

On le déplore, car des choses peuvent être faites pour certaines de ces personnes qui sont en état de se diriger seules dans la ville. Il pourrait pourtant exister pour eux une signalétique “facile à  lire et à  comprendre”, et des points d’alarmes pour leur sécurité (mais également utiles pour d’autres citoyens). Je n’ai pas noté non plus l’utilisation de télésurveillance pour la sécurité des personnes.

Au cours de ces entretiens très intéressants dans le cadre de la ville citoyenne à construire, il a été beaucoup question d’urbanisme et de conceptions qui ne concernaient pas seulement  la personne handicapée. Il y avait aussi, dans l’espace, la prise en compte des enfants, des jeunes et des personnes âgées.

Certaines associations ont déploré le manque de concertation entre les architectes et les concepteurs avec les associations de personnes handicapées pour que les projets répondent à tous les besoins spécifiques. Beaucoup de choses se font, bonnes ou mauvaises, beaucoup encore restent à faire, notamment pour des personnes déficientes intellectuellement, mais aussi pour les personnes en chariot afin qu’elles aient un mobilier urbain adapté, alors que bien des villes en sont encore démunies.

Les réponses au handicap quel qu’il soit font partie des priorités du Front National ; d’où ce souci que nous avons de voir ce qui se fait partout et ce qui manque ici pour répondre demain aux besoins qui s’expriment. Ainsi, si vous vous sentez concernés, si vous avez des choses à dire, rejoignez notre groupe à  la Fédération du Rhône (tél. 04 72 77 50 00). Pas besoin d’être adhérent pour travailler avec nous : toutes les bonnes volontés seront les bienvenues.