Tribune libre de janvier 2017 de Muriel COATIVY Sainte Foy Bleu Marine

Bonne année à tous.

 

Sainte Foy Bleu Marine adresse ses meilleurs vœux à tous les fidésiens pour cette nouvelle année 2017. Une année politiquement cruciale tant les décisions prises au plus haut lieu seront décisives sur la concrétisation de la plus grande partie de nos vœux (santé, emploi, pouvoir d’achat, famille …). Mon vœu, vous le connaissez : qu’une apaisante brise marine s’installe sur notre beau pays en mai prochain !

Car la situation ne peut plus perdurer. Nous ne pouvons pas nous résoudre avec fatalité à la présence de notre police ou de notre armée devant nos paroisses  le soir du réveillon de Noël. Nous ne pouvons pas nous résoudre à vivre perpétuellement en état d’urgence, la peur au ventre de perdre un de nos proches dans le prochain attentat.  Au-delà de la crise économique et sociale, c’est bien-sûr le premier vœu que l’on peut souhaiter aux français et aux fidésiens. Retrouver la Paix.

Sainte Foy Bleu Marine adresse aussi tous ses vœux à nos petits écoliers qui eux aussi ont à subir depuis plus d’un an une réforme des rythmes scolaires imposée à tous sans concertation. Dès juin 2014, nous étions le seul groupe d’opposition invitant les élus à concentrer les Temps d’Activités Périscolaires (TAP) sur une demi-journée, le vendredi après-midi. Ma demande était restée lettre morte. J’étais dans le faux, m’avait-on fait comprendre à l’époque. Tant que cela ? Puisque la municipalité est revenue sur l’organisation de la semaine scolaire, concentrant les TAP sur le jeudi après-midi, reprenant sans le dire mon argumentaire développé de l’époque.

Mais où est encore l’intérêt des enfants, l’intérêt des parents ? Ces derniers, contraints de travailler les jeudis AM, sont obligés d’inscrire leur(s) enfant(s) aux TAP, rendant caduc le principe de la gratuité de l’enseignement public. Et où est l’intérêt des enfants et des familles ? Le vendredi AM ne permettrait-il pas plus de week-ends familiaux avec parents ou grands-parents éloignés géographiquement, dans l’intérêt de tous ? « L’éducation, c’est la famille qui la donne. L’instruction, c’est l’Etat qui la doit » (Victor Hugo). Le véritable intérêt de l’enfant est de partager des moments structurants, apaisants, constructifs en famille plutôt que de subir des activités sans réelle préparation pédagogique, malgré toute la bonne volonté du corps enseignant et de bénévoles pris en otage.