Lancement de l’antenne Rhône du collectif Seniors

Le jeudi 26 janvier 2017 à Villeurbanne, Jocelyne MONTESI, présidente du collectif seniors et Irène GEAY, vice-présidente nous ont fait l’honneur de leur présence pour présenter à la presse et aux rhodaniens  Michèle MOREL et son bureau, responsables de l’antenne départementale du Collectif Seniors.

Le public, nombreux et curieux des travaux du collectif, a confirmé son intérêt pour   les thématiques abordés et réaffirmé l’importance de la force de proposition que constitue la société civile et toutes les professions confrontées aux problématiques spécifiques aux séniors.

La fédération Front national du Rhône a réaffirmé à cette occasion tout le soutien qu’elle accordera au collectif et à son antenne départementale pour leur permettre de mener leurs travaux et leurs actions dans les meilleures conditions.

#Au Nom du Peuple.

Pour suivre le collectif Seniors

Mot de remerciement de Michèle MOREL, responsable de l’antenne Rhône  du collectif Seniors.

Un grand merci à tous ceux qui sont venus participer au lancement de notre antenne départementale ce jeudi 26 janvier à Villeurbanne, dans une ambiance chaleureuse, malgré le grand froid. Un grand merci aussi à Muriel COATIVY, notre secrétaire départementale ainsi que son équipe qui  ont contribué plus que largement à la réussite de cet évènement.

Vos nombreuses questions sont la preuve, s’il en fallait une, que les seniors sont les oubliés d’une société qui, pourtant, ne peut être ce qu’elle est sans eux, sans nous devrais-je dire ! Nous allons nous mettre au travail afin que Marine LE PEN se saisisse de toutes les problématiques liées à l’âge, dans le cadre du programme présidentiel du FRONT NATIONAL.

Il me tient à coeur également que nos propositions servent les prochains programmes municipaux, départementaux et métropolitain aux élus et futurs candidats du FRONT NATIONAL ; toutes les élections seront l’occasion de promouvoir nos suggestions, 2020 est proche….

Pour la première fois, et c’est important de le dire, un candidat à la fonction présidentielle a la volonté de nous écouter, nous entendre et d’en faire un enjeu électoral. Merci donc à vous chère Marine. Vous pouvez compter sur nous.

Rejoignez nos rangs, venez à nos réunions de travail avec vos amis quelles que soient leurs préférences politiques, répondez présents à nos invitations. Qu’attendez-vous en somme de la politique ? Cette démarche ne pourra réussir que grâce à vous.

Je vous adresse mes amitiés patriotes – à très bientôt.

 

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Edition Le Progrès du 27/01/2017


Réponse du Collectif « Usagers de la santé » à l’émission « Le magazine de la santé » du 1er juin 2016

Dr. CARRERE D’ENCAUSSE, Dr. CYMES,
 
 
Le collectif « Usagers de la santé » tient tout d’abord à vous remercier du temps que vous lui avez consacré au cours de votre émission du mercredi 1er juin 2016. Cependant, le portrait en demi-teinte qui en a été dressé par votre invité, M. SAOUT, appelle, en revanche, quelques rectifications et commentaires.
 
Notre collectif a vocation à rassembler comme son nom l’indique, les usagers de la santé, c’est-à-dire tous les Français, y compris les professionnels de santé, qui, cela ne vous aura échappé, sont également des usagers de la santé à part entière. N’ont été présentés à la presse le 17 mai que les membres fondateurs, au nombre de cinq, dont une des missions sera, bien sûr, de recruter de nouveaux membres, professionnels de santé ou non, impliqués d’une manière ou d’une autre dans le domaine de la santé. Notre but est que toutes les composantes soient représentées dans ce collectif de façon à élaborer les bases d’une politique de santé qui soit ambitieuse, innovante, et réellement profitable à tous les Français, ce qui est loin d’être le cas actuellement.
 
Votre invité note que la plupart des catégories de notre site internet sont encore vides, ce qui est exact. Vous avez compris que les différents onglets correspondent aux questions que nous souhaitons traiter et qui entrent en résonnance avec les attentes de nos compatriotes. Vous remarquerez qu’elles sont nombreuses. Les pages correspondantes seront complétées au fil de nos travaux et réflexions qui se feront sous formes de consultations d’associations d’usagers, de professionnels médicaux et paramédicaux, et de directeurs d’établissements publics et privés. Tous les Français souhaitant participer à nos travaux sont ainsi invités à nous rejoindre dans notre projet, en fonction de la connaissance qu’ils peuvent avoir de tel ou tel domaine de la santé et de l’expérience qu’ils souhaitent partager.
 
Aussi, votre invité émet des critiques de fond sur lesquelles nous souhaitons revenir. En effet, alors que M. Saout assène que les budgets alloués à la santé n’ont pas été rognés, cette vérité est purement sémantique, puisque si l’ONDAM augmente bien chaque année, cette augmentation n’est pas à la hauteur de l’augmentation des besoins. La population française vieillit, les soins coûtent de plus en plus cher, la population augmente, et celle-ci compte de plus en plus de malades chroniques et de personnes en situation de précarité – bénéficiant ipso facto d’un remboursement de leurs soins à 100%, respectivement par le biais des ALD et de la CMU/CMU-C. L’augmentation de l’ONDAM que votre invité mentionne est donc un contre-argument fallacieux, puisque ladite augmentation n’est pas manifestement suffisante pour conserver des soins de qualité. Votre invité mentionne également l’aide médicale d’état (AME) qu’il évalue à 500 millions d’euros par an, alors que les dernières estimations avancent une prévision de 1,1 milliard d’euro pour 2016. M. Saout fait ensuite un parallèle bancal entre l’AME et l’hôpital de Calais qui « ne pourrait vivre sans ses patients anglais » ; quelle malhonnêteté intellectuelle ! L’AME bénéficie principalement aux étranges présents sur le territoire national en situation irrégulière. Or les patients anglais mentionnés ne se rendent pas illégalement à Calais pour se faire soigner, mais viennent en parfaite légalité, et s’acquittent de leur facture.
 
Enfin, il est nécessaire de préciser que votre invité est loin d’être  l’intervenant impartial qu’il prétend être puisqu’il est le secrétaire général du Collectif Interassociatif Sur la Santé (CISS), doté d’un budget de 3 millions d’euros, majoritairement abondé par la Direction Générale de la Santé, c’est-à-dire le Ministère de la Santé, dont il est un des vecteurs d’opinion. Son point de vue ne peut ainsi pas être considéré comme objectif et impartial.
 
Nous considérons que les usagers et les professionnels de la santé doivent s’engager dans un combat commun pour la restauration de l’excellence de notre système de santé. Seul le dialogue entre usagers et professionnels sera à même de répondre aux attentes de chacun, dans le respect de tous. Notre objectif essentiel est de remettre le patient au centre de la politique de santé, et de permettre à tous les Français l’accès à des soins de qualité sur tout le territoire national.
 
Les membres du collectif « Usagers de la santé » se tiennent disponible pour venir à votre rencontre et échanger sur notre fonctionnement et nos objectifs.
 
Cordialement,
 
 
Les membres fondateurs du Collectif « Usagers de la santé »

Collectif-usagers-sante


Quelle politique handicap pour le FN ?

Le pôle santé et handicap du FN 69 vous propose de redécouvrir cet interview de Marine Le Pen accordé à handicap.fr lors les élections départementales de 2015.

Résumé : Trois partis invités à s’exprimer ; le Front national répond. Interview de Marine Le Pen sur les actions que son parti compte mener en faveur des personnes handicapées.

Par Handicap.fr / Emmanuelle Dal’Secco, le 

Handicap.fr : Le 16 mars 2015, vous avez envoyé une lettre ouverte aux acteurs de la politique du handicap, reprenant toutes leurs grandes revendications. Pour quelle raison vous-adressez-vous à eux aujourd’hui ? Quelles ont été les réactions de leur part ?

Marine Le Pen : Les personnes handicapées sont des bénéficiaires importants de l’action des départements, au travers de l’aide sociale à l’hébergement, de la prestation de compensation du handicap (PCH), de l’accompagnement assuré par les travailleurs sociaux du service social départemental et du rôle des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). J’ai tenu, à l’occasion des élections départementales, à exprimer mon attachement à préserver et développer la politique du handicap, même si celle-ci dépasse largement le rôle des départements puisqu’elle relève de la solidarité nationale. Si je milite pour le maintien des départements, c’est notamment pour garantir la pérennité de l’intervention de proximité de ces collectivités vis-à-vis des personnes handicapées. C’est donc un projet politique global et cohérent où la vitalité des institutions est mise au service des usagers, en particulier des plus fragiles.

H.fr : Les personnes concernées restent sceptiques car le Front national n’a jamais vraiment investi ce domaine et tient des discours (cf Marie-Christine Arnautu) qui peuvent sembler archaïques et compassionnels. Est-il en train de changer de position sur la question du handicap et des politiques sociales ?

MLP : Le programme de gouvernement que le Front national est en train d’élaborer sous ma direction se veut exhaustif, pour tous les aspects de la vie économique et sociale. J’aborde les enjeux de l’intégration des personnes en situation de handicap avec une double ambition, pragmatique : les faire accéder au droit commun autant que possible, développer des réponses spécifiques autant que nécessaire, sans opposer par principe ces deux leviers, qui sont complémentaires. Cette ambition mérite d’être déclinée dans tous les domaines : la scolarisation, l’emploi, le cadre de vie, la compensation des incapacités, les niveaux de ressources… C’est la raison pour laquelle je suis attentive en particulier aux conditions dans lesquelles s’exerce la solidarité nationale pour faciliter l’accès et le maintien dans l’emploi et pour aménager les transports, les services publics, les logements en vue d’une meilleure adaptation aux personnes en situation de handicap. Je n’ai pas une approche compassionnelle ou assistantielle, mais une approche qui se veut équilibrée entre la solidarité, la responsabilisation et la valorisation des réussites. Je sais aussi que l’accompagnement des personnes handicapées a toujours été un laboratoire de l’innovation sociale, que ce soit en termes de pédagogie ou d’accessibilité et que d’autres publics, comme les personnes âgées, peuvent en bénéficier.

H.fr : Comment promettre autant d’aides lorsqu’on nous répète sans cesse que les caisses sont vides ?
MLP : La Lettre ouverte aux acteurs des politiques du handicap propose une méthode de gouvernement et des engagements de principe, qui demanderont à être mis en œuvre de manière progressive, sur la durée de la mandature 2017-2022. Le financement de ces mesures mobilisera les fruits de la relance économique que permettra l’émancipation de la France par rapport au carcan dépressif que lui impose sa participation à l’Union européenne. Il s’appuiera aussi sur les économies que nous tirerons d’une politique vigoureuse de lutte contre les fraudes sociales et que nous redéploierons. Il conviendra également de mettre un terme à de nombreuses gabegies observées au niveau des départements, comme ce scandale national des retraites complémentaires versées à d’anciens conseillers généraux, pour des montants délirants. En 2013 par exemple, le Conseil général des Alpes Maritimes a attribué 490 000 euros de subventions à « l’Amicale Prévoyance » des anciens élus. Vous voyez, des sources d’économies il y en a.

Certaines mesures que les personnes handicapées attendent avec impatience devront être prises dès l’arrivée du Front national aux responsabilités. Je pense tout spécialement aux moyens du réseau des MDPH, dont la sous-administration est très ancienne puisqu’elle remonte au temps des commissions techniques d’orientation et de reclassement professionnel (COTOREP). Ni l’UMP, qui a créé les MDPH en tant que guichet unique à destination des personnes handicapées, ni les socialistes et leurs alliés n’ont su doter ces organismes de la capacité à assumer leurs missions, qui sont centrales puisque ce sont les commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH), au sein des MDPH, qui attribuent l’essentiel des droits et prestations qui leur sont destinés. Restaurer, ou plutôt mettre en place, un service public d’accueil, d’information, de conseil et d’accompagnement des personnes handicapées, qui puisse attribuer rapidement les droits et les prestations que leur situation requiert est à mes yeux l’urgence opérationnelle. Il faudra concilier d’une part la gestion de proximité, en lien étroit avec les départements, et d’autre part la puissance et la fiabilité d’un réseau que l’Etat a vocation à piloter. J’accorderai également une priorité immédiate au développement et à la professionnalisation du métier d’auxiliaire de vie scolaire.

S’agissant de la redéfinition et de la revalorisation des prestations elles-mêmes, j’engagerai ce chantier dans le cadre d’un agenda social pluriannuel après concertation avec les parties prenantes, en particulier le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH).

Pour ce qui est de l’accessibilité, notamment des établissements recevant du public (ERP), je réaffirmerai l’objectif d’une mise aux normes rapides et j’appuierai les investissements en la matière, en privilégiant les opérations qui font appel aux entreprises de BTP françaises, avec des clauses d’insertion sociale notamment pour des travailleurs handicapés, et donc en combinant solidarité nationale et patriotisme économique. Je suis absolument convaincue qu’il faut décloisonner le social et l’économique et ne pas enfermer le social dans une logique d’assistance. La protection sociale est une source d’activité, d’emplois, de revenus et d’émancipation des personnes. Je crois beaucoup à l’idée d’un projet de vie, de donner espoir.

H.fr : Des gouvernements de droite sont à l’origine des grandes lois sur le handicap (1975, 1987 et 2005). Y aurait-il une politique de gauche ou de droite sur un thème qui devrait pourtant être consensuel ?

MLP : J’apporterai, si vous me le permettez, une réponse groupée à ces deux questions intimement liées. Je crois qu’en France, et c’est tout à l’honneur de notre pays, la politique du handicap a su dépasser les clivages partisans et affirmer des droits fondamentaux qui sont au cœur de notre contrat social. Je m’inscris dans cette filiation, en considérant que le primat de l’égalité des droits et des chances, la participation à la vie sociale et la pleine citoyenneté – pour reprendre l’intitulé de la loi du 10 février 2005 – sont essentielles. Les deux grandes lois du 30 juin 1975, celle qui est dédiée aux personnes handicapées et celle qui a organisé les établissements et services médico-sociaux, gardent leur actualité – j’y ajouterai la loi du 2 janvier 2002 qui a rénové le cadre des structures médico-sociales en favorisant une meilleure prise en compte des usagers. Pour sa part, la loi du 10 juillet 1987 en faveur de l’emploi des personnes handicapées a conforté et outillé l’obligation d’emploi, en l’assortissant d’une pénalité financière en cas de non-respect. J’endosse pleinement cet héritage et je ne souhaite nullement que l’action des pouvoirs publics et des entreprises en direction des personnes handicapées soit remise en cause au nom de l’austérité ou de l’ultralibéralisme.

Mais je conteste l’incapacité des dirigeants, de droite comme de gauche, à traduire ces intentions dans la vraie vie des personnes en situation de handicap et à dépasser une vision électoraliste. Ainsi, l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés est aujourd’hui probablement sous-dimensionnée (à la hauteur de 6% de l’effectif) car la proportion de personnes reconnues handicapées a beaucoup augmenté depuis 30 ans (près de 2,5 millions sur une population active de 25 millions). Cette situation permet aux entreprises comme aux administrations d’atteindre facilement leur quota et de s’exonérer largement des pénalités. Elle réduit donc la capacité de financer des aménagements de poste, des formations, de l’accompagnement des personnes handicapées dans le monde du travail. Les deux organismes qui portent ces actions (l’AGEFIPH pour le secteur privé et le FIPHFP pour le secteur public) sont condamnés à moyen terme, par épuisement de leurs ressources. Je relève que ce sujet n’est porté par personne ni à droite, ni à gauche, ni chez les partenaires sociaux alors que ce sont eux qui sont en charge de gérer ces organismes. Je refuse le dépérissement programmé de la politique en faveur de l’emploi des personnes handicapées, qui risque de les condamner à terme à vivre essentiellement de l’aide sociale. J’apporterai des réponses plus précises à ce sujet dans mon programme présidentiel pour 2017.

H.fr : Les personnes handicapées retiennent que Nicolas Sarkozy a augmenté l’AAH de 25 %. L’actuel gouvernement doit-il et, surtout, peut-il aller plus loin ? Le Front national serait-il en mesure de le faire ?

MLP : Pour les personnes handicapées qui perçoivent l’AAH sans exercer d’activité professionnelle, ce qui est la grande majorité, le montant de l’allocation reste faible. Nous nous engageons à la revaloriser, dans une proportion qu’il faudra préciser en fonction des moyens que la politique de relance permettra de dégager. Cette revalorisation devra aller, en tout cas, nettement au-delà de la préservation du pouvoir d’achat.

H.fr : N’est-il pas facile de jeter la pierre au gouvernement socialiste en matière d’accessibilité des lieux publics quand il hérite d’une situation qui a pris un retard considérable ?

MLP : Je n’ignore pas que la mise en œuvre de l’obligation d’accessibilité, dont l’échéance avait été fixée à 2015 par la loi du 10 février 2005, a pris un retard considérable. La récession de 2008-2009, puis la quasi-stagnation depuis 2010 n’ont certes pas aidé à sa réalisation. Mais, disons-le aussi, ce retard est dû aussi au laxisme et à la temporisation de la part de l’Etat, des collectivités locales, des transporteurs, des bailleurs… lorsque l’UMP était au pouvoir, l’accessibilité n’a pas été prise au sérieux et les investissements ont été renvoyés à plus tard. Les socialistes ont en effet hérité d’une situation de blocage mais l’argument du bilan ne tient pas la route alors que nous avons dépassé la moitié du mandat. Faute d’une quelconque ambition et englués dans leur frénésie d’austérité, les socialistes n’ont eu de cesse de saper la démarche de l’accessibilité. Les fameux « agendas d’accessibilité » ne sont pas autre chose que le renoncement organisé de la mise aux normes. Cette démission n’est pas acceptable. Elle amène une véritable relégation de la politique du handicap. Les associations de personnes handicapées et de leurs familles ne s’y sont pas trompées : la conférence nationale du handicap organisée par François Hollande en décembre 2014 a été un événement particulièrement creux.

H.fr : La colère gronde chez les personnes handicapées. Que serez-vous en mesure de proposer si des candidats du FN sont élus dans certains départements pour une meilleure gestion des politiques locales du handicap, et notamment des MDPH (Maisons départementales des personnes handicapées) ?

MLP : Comme je l’ai souligné, la première priorité du Front national sera de garantir le plein accès aux droits et cela passe absolument par la remise à niveau des moyens de fonctionnement des MDPH. Ces organismes dépendent largement des départements, mais ils sont tributaires aussi des personnels que l’Etat veut bien leur accorder et des crédits de fonctionnement que la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) veut bien leur attribuer. Pour ce qui est des départements, partout où ils seront élus, les conseillers départementaux Front national et Rassemblement Bleu Marine s’engageront pour conforter les MDPH par des fonds départementaux et avec des objectifs précis d’amélioration de la qualité de service, en particulier des délais de traitement des demandes de prestations. Les personnes handicapées pourront juger, dans les départements qui seront gouvernés par le Front national, les progrès concrets qui seront réalisés dès les mois qui viennent. Par la suite, dès 2017 si j’accède aux responsabilités nationales, je pourrai amplifier ce mouvement par un meilleur financement et une organisation optimisée du réseau des MDPH.

H.fr : 12 % de personnes handicapées en France (chiffre CNH) : les partis n’ont-ils pas intérêt à accorder plus d’intérêt à cet électorat ?

MLP : Comme les autres Français et sans doute davantage que d’autres, les personnes en situation de handicap méritent considération. Ils sont l’expression de la solidarité nationale et ils aspirent légitimement à une vie économique et sociale pleinement réussie, quelle que soit la nature et l’origine du handicap. A côté des handicaps de naissance, je suis sensible également aux situations d’invalidité ou d’inaptitude provoquées par l’usure professionnelle, par les accidents de la vie et les maladies chroniques. Un enjeu central de faciliter le maintien dans l’emploi pour nos seniors devient crucial, pour leur permettre de terminer leur carrière professionnelle dans de bonnes conditions et accéder à une retraite décente. C’est pourquoi je ne sépare pas la question du handicap par rapport aux enjeux de la santé et de l’emploi. D’une certaine manière, je rejoins le philosophe et économiste indien Amartya Sen qui préconise avant tout de développer les capacités des personnes, les possibilités concrètes de s’épanouir.

H.fr : Souhaitez-vous ajouter autre chose sur ce thème ?

MLP : Le Front national, c’est vrai, a renouvelé son approche de la politique du handicap. Il est prêt à faire ses preuves dans les départements et il se prépare à agir ensuite sur le plan national.


Vous n’avez pas aimé l’histoire d’Anouchka ? Vous allez encore moins aimer celle de Malika …

Ou l’histoire hélas vraie de Malika, remake version XXIème siècle de

« Vol au-dessus d’un nid de coucou »

Malika a été expulsée de son logement à Sainte-Foy-lès-Lyon en octobre 2015 après avoir frappé durant plus de 18 mois à toutes les portes notamment au CCAS de sa commune, en vain, pour trouver un logement social. Plutôt que d’être “jetée” à la rue, les autorités compétentes ont alors préféré tamponner une Hospitalisation d’Office pour que cette personne puisse passer a minima un bon mois au chaud à Saint-Jean-de-Dieu (Lyon). Aujourd’hui, sans domicile fixe, elle refrappe à toutes les portes en vain et comme seule réponse, la mairie de sa commune d’origine lui propose le 115 … ou sa voiture ! Terrifiant exemple pratique du défi de solidarité de notre belle Métropole s’engageant à garantir un logement pour tous !

Par Muriel COATIVY, élue Ste Foy Bleu Marine.

PLH-U

Malika vit à Sainte-Foy-lès-Lyon depuis 1998. En 2012, victime des aléas de la vie, la machine se met très vite en marche. Un caillou dans le rouage, un évènement de la vie inattendu et faute de soutien familial, faute d’économies suffisantes, la descente aux enfers commence. Les jours passent, les ennuis s’accumulent, et malgré tous les appels au secours, les portes se ferment les unes après les autres.

Recevant une notification de fin de bail en mars 2014, elle se lance dans toutes les démarches nécessaires pour sortir de cette impasse. Dossier de surendettement, ouverture d’un dossier à la MDPH, demande de logement social auprès du CCAS de Ste-Foy, ouverture d’un dossier au DALO.

Or, entre mars 2014 et octobre 2015, 19 mois vont s’écouler sans que personne ne se soucie des appels au secours de Malika. Elle frappe à toutes les portes, les associations, la Mairie, les élus tous bords confondus, la ville de Lyon, la préfecture et même l’Elysée. (suite…)


A lire : la France face au défi de l’accessibilité

accessibilité

Madame, Monsieur,

La Délégation ministérielle à l’accessibilité publie son tout dernier document intitulé « 1975-2005-2015, la France face au défi de l’accessibilité : de la nécessaire adaptation de la société ». Ce travail brosse dans un premier temps les bases de la politique d’accessibilité en France, depuis la loi du 30 juin 1975, puis présente le nouveau dispositif, créé entre 2013 et 2014. Construite chronologiquement, la réflexion porte sur la pertinence du choix du concept d’agenda d’accessibilité programmée. Pourquoi et comment en est-on arrivé à cette alternative-là ? Y avait-il une autre voie acceptable possible ?

Le premier temps, plus historique, présente brièvement les différentes lois qui ont jalonné la législation française jusqu’à la plus connue d’entre elles, celle du 11 février 2005. Fondamentale pour la reconnaissance des droits des personnes handicapées, elle a permis des avancées majeures dans la prise de conscience collective. Pour autant, en 2013, le bilan concernant la mise en accessibilité des équipements était très mitigé. Seul le neuf a pu être considéré comme une réussite. L’existant, quant à lui, affichait le faible score d’à peine 50 000 ERP rendus accessibles à l’occasion de travaux, depuis 2007.

La tiédeur de ce bilan a amené un certain nombre de personnes à s’interroger sur l’après 2015, et notamment la sénatrice Claire-Lise Campion dont le rapport « Réussir 2015 » a marqué le début d’un vaste chantier impulsé par le Premier ministre Jean-Marc Ayraut. Ainsi, la méthode retenue – la concertation avec tous les acteurs de l’accessibilité – est décrite et illustrée de commentaires et témoignages de certains des participants, dans un second temps. Le contenu du dispositif final est détaillé partiellement afin à la fois d’en décrire l’essentiel tout en n’alourdissant pas la lecture. Enfin, cette rétrospective a été l’occasion de faire un bilan chiffré à l’occasion du premier anniversaire du dispositif.

Ce document est disponible en téléchargement sur le site du ministère :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/La-France-face-au-defi-de-l,47133.html?onglet=sallelecture

Claude MAUCUIT
Pôle Santé et handicap


Lettre à Mesdames et Messieurs les Maires des communes de l’ouest lyonnais pour l’accueil d’Anouchka et de sa famille

Mesdames,Messieurs les Maires,

Le 9 octobre 2015, je me suis permise de vous adresser un courrier pour vous avertir de la détresse dans laquelle se trouvait une famille “domiciliée” dans l’est lyonnais, à Pusignan précisément.  Dans le cadre de l’accueil que vous réserviez de façon très généreuse à l’ensemble des migrants arrivant sur le territoire, je vous invitais alors à réserver une attention toute particulière à nos propres concitoyens dans une urgence absolue.

Anouchka et ses trois filles ont depuis cette date continuer de “squatter”  leur 15m2 dans des conditions indignes et ne respectant en rien les normes de sécurité en vigueur dans notre pays. Cela ne semble pas vous avoir interpellés plus que cela dans votre rôle d’élu puisque vous n’avez pas pris le temps de me répondre ni même de prendre directement contact avec cette famille. Je me permets toutefois, par la présente, de vous donner de leurs nouvelles.

Après douze mois de squat dans un logement qui se devait n’être qu’une solution d’urgence mais qui fut la seule solution au final pour éviter à cette mère et ses trois filles de connaître la rue, faute d’intérêt de quiconque à cette situation concrète, Anouchka et sa famille ont pu emménager ce vendredi 1er avril 2016 dans un appartement DALLO en plein coeur de Lyon.

La veille, je siégeais au conseil municipal de Ste-Foy-lès-Lyon et nous abordions, entre autres, le débat sur les orientations du Projet d’Aménagement et de Développement Durable du PLU-H dans le cadre de la métropolisation. Des orientations organisées autour de quatre grands défis dont celui de la solidarité consistant à garantir l’accès au logement à toutes les étapes de la vie. Le poids des belles phrases, le choc des diaporamas ! Je me suis permise de douter de la réalisation pratique de ces beaux engagements pris sur papier glacé par des technocrates débordés dans des bureaux bien chauffés. Madame Le Maire, à son accoutumée, m’a exhortée de ne pas monter les personnes les unes contre les autres et d’être confiante dans l’avenir !

Sauf qu’hier, vendredi 1er avril, pour aider Anouchka et ses filles à déménager, pas de comité d’accueil par de quelconques associations ou par les CCAS concernés. Pas d’assistante sociale pour s’assurer que les deux enfants auront des conditions de vie décentes pour vivre et étudier. Pas de livraison gratuite de literie ou rangements Ikéa, de réfrigérateur ou gazinière Darty. Le poids des silences, le choc des photos. Vous voyez, Mesdames et Messieurs les élus, après une année de silence, d’ignorance et de mépris, le défi de solidarité ne tient pas dans une brochure de papier glacé avec des mots savamment choisis ; le défi de solidarité tient dans un petit SMS tout simple, sans prétention  “Cc Muriel le bonheur retrouvé avec ttes mes filles, encore merci à toi et ton équipe bisous”. Je vous souhaite de connaître CE défi de solidarité.

Je vous prie d’agréer, Mesdames et Messieurs les Maires, l’expression de mes respectueuses salutations.

Muriel COATIVY,

Secrétaire départementale adjointe de la fédération Front national du Rhône

Conseillère municipale Sainte-Foy-lès-Lyon – Conseillèrerégionale Auvergne Rhône-Alpes

 

Lettre adressée aux maires des communes d’Oullins, de Pierre-Bénite, d’Irigny, de Saint-Genis-Laval, de La Mulatière, de Sainte-Foy-lès-Lyon, de Francheville, de Tassin-la-Demi-Lune, de Craponne, de Brignais, de Chaponost, de Vaugneray, d’Ecully et de Limonest.

AnouchkaMerci à Georges, Robert et Christian sans oublier toute l’équipe de TV Libertés.


Des nouvelles d’Anouchka …

coativyrPar Muriel COATIVY, conseillère municipale                   Ste Foy lès Lyon

Anouchka pourrait être le symbole de cette France des oubliés qui tentent de joindre les deux bouts à la fin du mois avec honneur et dignité. Ses trois filles de 10 ans (CM2), 16 ans (Première) et 18 ans (contrat en alternance) pourraient être le symbole de cette France qui se construit dans la brume et ne comprend pas pourquoi cette misère s’acharne sur elles et pas sur les autres.

Anouchka occupe à titre précaire et “provisoire” un logement communal de “dépannage” et d’urgence depuis février 2015 … depuis un an donc ! … mis à disposition gracieusement par la mairie de Pusignan lorsqu’elle fut expulsée de son précédent logement avec ses filles.

La situation devait être temporaire et devait lui permettre de se retourner face à cette urgence sociale.

Malgré cela, voilà un an qu’Anouchka frappe à toutes les portes, dépose des demandes de logement social auprès de tous les organismes. Ses deux plus jeunes filles partagent cette pièce unique de 10 m² depuis 12 mois avec 2 matelas posés à même le sol et une table de cuisine. La Mairie le dénonce elle-même : “l’absence de VMC, la condensation présente dans le bâtiment, l’appareillage électrique et la poussière présente font de ce bâtiment un risque majeur pour un départ de feu”.

Anouchka1 Anouchka2

Le 29 janvier 2016, TV Libertés relatait dans son nouveau magazine “Témoins à charge” le cas d’Anouchka, cette émission ayant pour vocation de dénoncer les injustices dont sont victimes les français dans leur propre pays et qui n’intéressent ni les média classiques, ni les pouvoirs publics.

Par un heureux concours de circonstances, on proposait au même moment à Anouchka un T4 dans le 7ème arrondissement de Lyon dans le cadre du dispositif Action logement. Anouchka et ses filles ont ainsi pu sortir de l’anonymat et vont enfin pouvoir se rêver un avenir. Mais combien de familles en désespérance comme elles restent encore dans le déni et le mépris de tous.

En préparation d’un déménagement imminent, Anouchka s’inquiète encore pour ses filles. Elle ne possède plus rien. Ni literies, ni réfrigérateur, ni plaques de cuisson … Les services sociaux se désintéressent du problème, alors même qu’une enfant de 10 ans est concernée et qu’une autre de 16 ans rêve de fuguer pour échapper à ce quotidien sans espoir depuis plus d’un an. Pour elles, pas de literies et de linges de maison offerts par IKEA, pas de réfrigérateur et gazinière livrées gratuitement par Darty, pas d’accompagnement social d’un quelconque organisme … Sans doute ont-elles la chance d’être françaises … que demander de plus !!!

Honte à nos politiques et nos organismes sociaux. Appel à notre France patriote et solidaire. Vous souhaitez aider Anouchka et ses filles ?  Contactez-nous

Muriel COATIVY  Fédération FN du Rhône  04 72 77 50 00 … nous ferons le relais.


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