NOS BANLIEUES, PARLONS-EN !

michele_morelPar Michèle MOREL – mars 2014

Parlons vrai sur les émeutes

Un père de famille battu à mort sous les yeux de ses proches, une femme handicapée brûlée vive dans un bus, un gardien d’immeuble assassiné pour avoir osé éteindre … une poubelle, etc… etc… etc… etc… etc… etc…

Comment ne pas être frappés d’horreur par des actes aussi barbares et atroces ? Comment les journalistes bien-pensants peuvent-ils encore « s’interroger » sur l’emploi du mot « racaille » pour désigner des individus remplis de haine qui molestèrent, incendièrent, massacrèrent tout ce qui se trouve être différent d’eux ? Comment peut-on donner des excuses sociétales à des criminels qui abusent de la mansuétude de notre société pour porter le feu et le sang dans nombre de nos villes, soumises à leur régime de terreur ?

Au-delà de l’émotion légitime qu’inspirent ces actes inqualifiables, il devient urgent de donner nos avis sur les causes profondes de tant de violence. La situation est d’autant plus inquiétante que le phénomène des émeutes urbaines, apparu à Vaulx-en-Velin en 1990 ne fait que se développer davantage d’année en année avec en toile de fond l’islamisation radicale de bon nombre de « jeunes » banlieusards.

Rappelons ce qu’avait promis François Mitterand venant aux Assises nationales des banlieues à Bron à cette époque : « je changerai la ville en cinq ans » ! Les émeutes urbaines représentent la face spectaculaire d’une profonde crise des banlieues : délinquance multiple, emprise de la mafia, montée de l’islamisme sont autant d’illustrations d’une crise qui n’est plus à expliquer ; aussi la question fondamentale que nous posons est la suivante :

Quelles sont les raisons structurelles de ce fameux « malaise des banlieues » ?

LE CHOMAGE ?

Du sociologue à l’homme politique bien-pensant, tous s’accordent pour dénoncer le chômage comme le principal responsable de la crise. L’explication peut être convaincante au premier abord : deux fois plus élevé que pour la moyenne nationale, il touche ces quartiers et alimente la désespérance et l’oisiveté = les deux mères de toute violence.

Ainsi, les émeutiers n’auraient plus d’autre moyen que de lapider les forces de l’ordre pour exprimer leur malaise et leur souffrance !

Questions :

Cette thèse semble idéale, à la nuance près que la moyenne d’âge des émeutiers tourne souvent autour de … 15-16 ans. Alors, comment des mineurs peuvent-ils souffrir du chômage alors qu’ils ont encore l’âge d’aller à l’école ? Par anticipation générationnelle ? Si les mineurs sont les acteurs principaux de ces émeutes urbaines, cela signifie que le chômage est totalement étranger à cette crise –

Si le chômage est directement responsable des émeutes, comment expliquer que nos centres-villes (où réside également une proportion importante de chômeurs) ne connaissent absolument pas ce genre de phénomène ?

Notre avis :

A l’évidence, les émeutes urbaines sont typiques des banlieues, ou plus exactement des personnes qui y résident.

LA MISERE URBAINE ?

Une autre explication, prisée par les sociologues. Elle caractériserait ces quartiers « difficiles ». Malheureusement, la notion de pauvreté est toujours relative à une moyenne nationale, ce qui signifie que toute explication par la pauvreté risque d’induire les Français en erreur sur le niveau de vie véritable des habitants des banlieues.

Or, grâce à notre modèle social fondé sur la redistribution des richesses, les habitants de nos banlieues bénéficient d’un niveau de vie comparativement bien plus élevé que dans d’autres pays.

En clair, 10% des Français les moins riches ont un niveau de vie bien plus enviable que les 10% les plus riches d’un pays comme le Cambodge. Or, on n’a jamais vu les 10% des Cambodgiens les plus aidés (ou les moins pauvres !) lancer des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre …

Notre avis :

La misère, comprise en ces termes, n’explique donc nullement le phénomène des émeutes urbaines, d’autant que les habitants des banlieues sont les premiers à bénéficier de la générosité publique au travers des aides sociales : allocations logement, RMI, CMU, politique de la ville, allocations familiales qui soutiennent financièrement les familles nombreuses dont font souvent partie les jeunes émeutiers.

LES DISCRIMINATIONS ?

Une contre vérité car la discrimination raciale dont seraient victimes les habitants des banlieues serait, avec le chômage, une cause évidente du malaise qui s’empare des jeunes émeutiers. La thèse est séduisante d’autant qu’elle conforte l’hallucinante tendance occidentale à l’auto-flagellation et à la culpabilisation post-chrétienne. Les Français seraient intérieurement racistes, ils n’auraient donc que ce qu’ils méritent !

Là encore, soyons précis sur les faits. Les émeutiers sont tous de jeunes gens, très souvent mineurs, et leurs fréquentations se limitent à des personnes très majoritairement issues de l’immigration. On se demande d’ailleurs comment ilspeuvent subir la discrimination raciale … à l’embauche et au logement ! Par la police ? Admettons.

Question : Comment expliquer que les pompiers subissent exactement le même sort que les policiers, caillassés par des fils d’immigrés en colère ? Parce que les pompiers opéreraient des actes de discrimination raciale en éteignant des feux de poubelle ?

Notre avis :

Les émeutiers embrasent leurs quartiers pour des raisons étrangères au phénomène de discrimination raciale qu’eux-mêmes ne connaissent pas n’ayant jamais eu besoin de rechercher un logement ou de passer un entretien d’embauche.

Pourtant les habitant des banlieues sont confrontés à une authentique discrimination … en leur faveur ! Depuis plus de 40 ans, des milliards d’euros ont été investis dans la création d’infrastructures sportives, de zones franches, de restructuration des immeubles qu’ils ont détruit avec acharnement ainsi que des structures sociales et économiques préférentiellement adaptées aux habitants de ces quartiers !

Avec l’effet que l’on connait : le remerciement très particulier des émeutiers lançant des engins incendiaires contre des crèches, des écoles, des bâtiments religieux (catholiques et juifs), des entreprises génératrices d’emplois.

Les raisons ?

Crise des valeurs / Choc moral et culturel / Immigration massive / Refus d’assimilation

La jeunesse des émeutiers met le doigt sur le problème crucial de l’autorité parentale dans les familles d’origine maghrébine ou sub-saharienne dans ces quartiers. Souvent très nombreuses, les familles immigrées, de condition modeste, ne peuvent toujours exercer un contrôle efficace sur leur progéniture.

De manière générale, les jeunes impliqués dans les actes de délinquance appartiennent à de nombreuses fratries où l’autorité du grand frère s’est substituée à celle du père. Des jeunes pour qui la véritable famille est celle de la cage d’escalier plutôt que celle de la cellule familiale. Dans certaines familles traditionnelles africaines, c’est le village tout entier qui s’occupe de l’éducation des enfants, aussi leur parait-il normal de laisser leurs enfants traîner dans la rue, avec les mauvaises fréquentations qu’on imagine.

Nous voyons aussi le choc culturel entre des habitudes archaïques issues de l’Afrique et un Occident

en crise de valeurs morales, ce qui explique notamment la démission parentale des familles immigrées de condition modeste. Avec pour conséquence l’effacement des valeurs centrales de respect et de civisme que connaissent les jeunes des cités.

Ensuite seulement et seulement ensuite : Le chômage (pour les adultes) et la condition sociale qui aggravent une situation explosive née de la confrontation entre deux mondes antinomiques.

Alors, parlons d’immigration

De toute évidence, c’est une immigration massive et incontrôlée qui est à l’origine de ce choc moral, culturel et religieux dont nous subissons les effets néfastes aujourd’hui. Parce que les Gouvernements de droite et de gauche des années 70 ont choisi délibérément une immigration de peuplement au lieu d’une immigration de travail. Cette situation a développé les conditions propices à une dérive sécessionniste dans les banlieues à majorité immigrée.

Malgré ce constat d’échec, malgré notre incapacité à pouvoir fournir travail et logement à cet afflux massif continuel dans le Pays, malgré le refus de l’assimilation d’une partie des populations immigrées, les politiciens actuels, de tous bords politiques, s’entêtent à favoriser, à travers des populations immigrées, plus de 200 000 personnes chaque année.

La masse des mécontents augmente d’autant de part et d’autre de la population. D’un côté, la population française qui insupporte de plus en plus cette situation et, de l’autre, de nouveaux immigrants qui se tournent progressivement vers de nouvelles représentations communautaires, au risque d’allumer une authentique guerre civile, à moyen terme, dont nous mesurons déjà l’ampleur et la probabilité dans notre quotidien.

Qui gagne ? L’islam intégriste, politique : l’UOIF en tête qui est devenu le « médiateur » obligé du Gouvernement (? …) pour calmer les esprits. Il remet, lui-même, de l’ordre à sa façon dans les banlieues livrées à l’anarchie, au risque de détourner à son profit des immigrés n’ayant plus de compte à rendre ni à la France, ni à la République. Alors, mus par une rare intelligence, les islamistes pénètrent dans la République pour mieux en prendre le contrôle de l’intérieur. Avec les émeutes urbaines, le voile intégral, la nourriture hallal, la construction de mosquées, les islamistes ont remporté une première bataille.

Que vive le Front National et son courage politique lorsque le temps sera venu.