Lorsque la municipalité cède au communautarisme religieux

coativyrPar Muriel COATIVY, conseillère municipale Sainte-Foy-lès-Lyon

Sainte-Foy-lès-Lyon n‘échappe pas à la tendance nationale. Les cantines scolaires se mettent à l’heure du halal. En début d’année, on demande aux parents s’ils souhaitent pour leur(s) enfant(s) un régime avec ou sans porc. La démarche est simple … il suffit de cocher. Puis, en cours d’année, on répartit les enfants par régime alimentaire. La démarche est simple … il suffit de réserver une ou deux tables aux enfants musulmans qui seront ainsi isolés des autres enfants. Et, quand, en cours d’année, on souhaite faire découvrir notre gastronomie française à tous les enfants, dans un esprit de partage et de mieux vivre ensemble, la démarche est simple … il suffit de remplacer le porc par le dinde. Raclette à la dinde, choucroute à la dinde, cassoulet à la dinde, Flammenquiche aux lardons de dinde, crêpes picardes au jambon de dinde …

Et tout cela pour servir quel but ? Aucun dans l’intérêt des enfants. Le temps du repas est traditionnellement celui du partage. Comment partager avec certains enfants que l’on met dès leur plus jeune âge à l’écart, leur enlevant ainsi toute chance d’intégration possible ?

On enlève progressivement dans les cantines le poisson le vendredi au nom de la laïcité mais on supprime dans le même temps le porc des assiettes par respect pour la diversité ! Et, par là même, au nom de la liberté de culte, certes on bafoue la notion de laïcité mais en plus on dénature complètement notre héritage culturel et gastronomique.

La cantine est un service public soumis aux règles de services publics. Les maires ne sont en aucun cas tenus de proposer des menus en fonction des convictions religieuses des parents. En proposant un aménagement des repas et en dénaturant les plats traditionnels de notre pays, la municipalité de Sainte-Foy-lès-Lyon contrevient gravement et volontairement au principe de laïcité qui doit gouverner les établissements scolaires publics.