XVème Congrès du Front National à Lyon : mot d’accueil de Bruno Gollnisch

 Discours de Bruno Gollnisch,
Député européen,
Président du Groupe FN au Conseil Régional Rhône-Alpes
à l’ouverture du Congrès du Front National.

Chers Gaulois, de souche ou d’adoption, d’origine ou de conviction, bienvenue à Lyon, capitale des Gaules ! Bienvenue dans l’antique Lugdunum.

Bienvenue à Lyon, où fut reçu pour la première fois par Irénée, chez nous, le message de ce christianisme que l’Europe ne veut pas connaitre, bien que les Nations qui la composent lui doivent une part essentielle de leur identité, ainsi que le pape François nous l’a encore rappelé ce mardi à Strasbourg.

Bienvenue à Lyon ouverte aux arts, et au meilleur des influences de l’extérieur, comme la Myrelingue de la Renaissance.
Bienvenue à Lyon, capitale de la Résistance à tous les totalitarismes, depuis notamment qu’elle s’est héroïquement levée contre la dictature des robespierristes furieux et sanguinaires, qui entreprirent en représailles de la détruire méthodiquement, pierre à pierre, ayant décrété que « Lyon fit la guerre à la liberté- Lyon n’est plus »… Premier exemple des totalitarismes modernes auxquels tous les autres se sont abreuvés.

Lyon ville d’art et d’industrie, travailleuse et inventive, pionnière successivement dans l’imprimerie, la fabrique des tissus, la teinture, la chimie, la biologie.
Lyon bourgeoise et populaire à la fois, empreinte de spiritualité et gourmande, inexplicablement prisonnière de notables de centre droit ou de centre gauche, mais unis dans les mêmes cercles, les mêmes loges ou les mêmes sacristies, et se croyant prudents quant ils ne sont que timorés.
Lyon capitale de cette région Rhône-Alpes que je préfère voir comme agrégat de nos belles provinces du Lyonnais, du Dauphiné, de Savoie et auxquelles, comme si cela ne suffisait pas, les socialistes dans leur délire veulent encore ajouter l’Auvergne…!

Lyon, où nous sommes entrés depuis 1986 – il y a presque trente ans- au Conseil Régional de Rhône-Alpes, où nous pouvons rendre compte avec fierté de chacune de nos interventions, de chacun des millier de votes que nous avons émis, protestant ici contre le gaspillage financier, réclamant là la légitime priorité nationale, protégeant encore la liberté d’expression et de l’enseignement, défendant non seulement l’incomparable patrimoine régional, mais aussi la vraie création artistique orientée vers le Beau contre les coûteuses fumisteries que des élus dévoyés payent à prix d’or, avec l’argent de leurs concitoyens les plus pauvres-
Mais au passage, ici comme ailleurs ; que de sacrifices ! que d’efforts surhumains ! Que d’outrages de persécutions personnelles, professionnelles, sociales, que d’agressions souvent même physiques, subies par ceux qui furent ici derrière Jean-Marie Le Pen les pionniers de la Résistance Nationale.
Beaucoup déjà de ces militants ont quitté cette terre, et je voudrais leur rendre hommage. Nous chérissons leur souvenir et nous savons nous en montrer dignes.

Mes Chers Amis, avant de conclure, je voudrais quitter un instant l’évocation de cette ville et de cette région où m’attachant encore tant de liens, malgré mes occupations à Paris Bruxelles et Strasbourg, et malgré l’accueil que me firent aux dernières élections les Varois que je suis venu visiter, pour une fois autrement que lors des vacances qui me conduisirent depuis mon enfance à descendre vers eux.
Permettez-moi de dire un mot de politique nationale, ce qui après tout nous réunit ici.
Il y a presque quatre ans j’étais comme Marine Le Pen candidat à la lourde succession de Jean-Marie Le Pen. J’étais donc concurrent de Marine.
C’est elle qu’une majorité d’entre vous a choisie. Je me suis incliné, considérant que, lorsqu’on participe à une élection, on en accepte le résultat. Mais surtout considérant que ce qui nous unit est bien plus important que ce qui nous distingue. Que l’amour de la France et le service de notre cause sont bien plus importants que les ambitions, même légitimes. Je vois dans la tenue de ce Congrès à Lyon, décidée par notre présidente, un signe d’amitié. En tous cas je ne regrette pas mon attitude. Aujourd’hui, notre mouvement est plus fort que jamais.

Je vois bien qu’avec un ensemble qui témoigne de leur méconnaissance de notre fonctionnement et surtout de leur grégarisme stupéfiant, certains commentateurs, se copiant les uns des autres pour ne pas être en reste, de ce qu’ils ont lu cher leur confrères, essaient à tout crin d’opposer tel ou telle d’entre nous, comme tenant d’une « ligne », d’un « courant, d’une « faction » que je ne leur ai cependant jamais entendu exposer dans les instances suprêmes de notre mouvement !

Ah ! Comme ce serait bien si le Front National pouvait se diviser comme le PS ou l’UMP et présenter le même spectacle pitoyable des querelles d’ego et des discussions personnelles ou politiciennes.
Mais non, ce n’est pas le cas, et c’est bien ce qui leur fait peur !
Oui, Chers Amis, nos adversaires ont peur, au fur et à mesure que l’espoir grandit chez nous, et chez les Français qui nous rejoignent. J’espère que vous croyez tous qu’il est à présent possible que les Français nous confient leur destin.
Beaucoup d’observateurs en tous cas y croient, et qui n’ont pas pour nous de sympathie particulière ! En témoignent presque chaque semaine des articles de journaux ou de magasines. J’en ai ici quelques-uns que je vous montre :

  • L’express…
  • Marianne…
  • Libération « Peur sur les villes ».

Ils ont peur, les pauvres. Rassurez-vous, nous ne vous ferons aucun mal ! Tout au contraire, nous allons seulement remettre la France au travail, donner un avenir aux jeunes, pacifier nos rues, nos quartiers, nos banlieues, protéger notre économie, retrouver notre indépendance, restaurer notre influence : celle d’une des cultures les plus brillantes que le monde ait jamais porté, et dont cette Région est l’un des fleurons.

Vive Lyon, le Front National et Vive l’Union des patriotes, Vive la France !

Source : http://gollnisch.com