NON , Vincent LAMBERT n’est pas en fin de vie, il est seulement handicapé et dépendant !

NicoleHPar Nicole HUGON

Infirmière libérale

Ex Présidente des Infirmières libérales du RHÔNE

Conseillère en Responsabilité Civile Professionnelle pour les auxiliaires médicaux

Membre du Comité Central

 

Victime d’un accident de la route en 2008, qui a provoqué des lésions cérébrales irréversibles, Vincent Lambert, 38 ans, est hospitalisé dans une unité de soins palliatifs au CHU de Reims.

La Cour Européenne des «droits de l’Homme», vient de refuser à ce patient le droit de boire et de manger par le biais de l’arrêt de l’alimentation parentérale voir, entérale et l’hydratation qui est nécessaire à tout être humain, par le biais de perfusions.

Le tribunal constate que Vincent est conscient, même si cette conscience est minimale. Il a des relations avec son entourage, même si elles sont diminuées, et il perçoit des émotions. IL a recommencé à manger et boire un peu par la bouche.

Dix jours après la décision de la CEDH concernant Vincent Lambert, ses parents ont décidé de déposer plainte à l’encontre du CHU de Reims et des médecins. Ils les accusent de «tentative d’assassinat» et de «mauvais traitement».

Aujourd’hui, il est enfermé, il n’est jamais mis au fauteuil, on ne lui envoie pas de kinésithérapeute. Cela pourrait faire l’objet d’une plainte pour « maltraitances ».

 Le serment d ‘Hippocrate, dans sa forme actuelle, engage le médecin à mettre ses forces pour : «rétablir, préserver, ou promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux …».

Le décret infirmier lui, stipule que l’infirmier se doit de : «protéger, maintenir, restaurer et promouvoir la santé physique et mentale des personnes, …» et dans son rôle propre de prodiguer «les soins liés aux fonctions d’entretien et de continuité de la vie et visant à compenser partiellement ou totalement un manque ou une diminution d autonomie d’une personne …».

Les parents ont trouvé un établissement spécialisé qui accepte à ce jour de le recevoir, pour prendre le relais des soins.

Mains en vain, les démarches administratives n’aboutissent pas, pour que ce changement de lieu soit effectif. Le CHU de REIMS semble vouloir garder Vincent LAMBERT, pour le laisser mourir à petit feu.

Mais cette affaire médiatisée est devenue en réalité un combat idéologique et politique, un symbole des forces pro ou anti euthanasie. On veut nous préparer à accepter la future loi sur l’euthanasie, sous prétexte d’abréger les souffrances d’un malade, alors que nous disposons de moyens modernes médicaux pour y remédier.

Un rassemblement de soutien est prévue le Jeudi 23 Juillet à 14 heures 30, place Marguerite ROUSSELET, devant le CHU de REIMS.

COMITE DE SOUTIEN A VINCENT LAMBERT:

contact@jesoutiensvincent.com